La Software République en marche! La Software République en marche! La Software République en marche!
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La Software République en marche!

Publié le 23 juin 2021,
par VisionsMag.
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Lors des 15 prochaines années, 75 millions de véhicules aux fonctions autonomes sillonneront les routes dans le monde. Pour s’assurer que la mobilité de demain soit fluide, rapide, fiable et sans risque, un réseau et des solutions technologiques doivent se dessiner dès maintenant. C’est par le jeu de collaborations ouvertes entre les membres actuels et futurs de la Software République que cinq grandes entreprises ont décidées de se rapprocher afin d’apporter des réponses concrètes à ces enjeux. Une initiative industrielle française inédite au profit de la mobilité

La Software République se définit comme un nouvel éco système d’open innovation. Cette communauté regroupe un ensemble de savoirs et de compétences dédiés au développement de systèmes et de logiciels, au profit d’une meilleure mobilité intelligente et durable.

Officialisée le 9 avril 2021, la Software République réunit les entreprises Atos, Dassault Systèmes, Renault, STMicroelectronics et Thales qui se donnent pour objectif de développer et commercialiser conjointement des systèmes et logiciels. « l’objectif est de structurer une nouvelle filière de développement des logiciels dédiés à la mobilité » explique François Dossa, membre du comité de direction du Groupe Renault en charge des projets d’open innovation.

La Software République se matérialise dès cette année par le lancement de premières coopérations spécifiques au 2ᵉ trimestre 2021. Les bureaux et le centre de recherche, opérationnels dès septembre, seront basés au Technocentre Renault de Guyancourt dans les Yvelines.

Le groupe des cinq membres fondateurs a déjà défini la stratégie et les solutions technologiques à développer dans ses grandes lignes. Des start-ups, des groupes de recherche et des Universités vont aussi progressivement rejoindre ce ‘nouveau monde digital de la mobilité’ et contribuer à son développement.

Une collaboration indispensable pour la mobilité de demain ?

La complexité et la saturation du trafic en milieu urbain, ainsi que le combat contre les émissions de dioxyde de carbone, concourent à des besoins spécifiques auxquels les nouvelles technologies peuvent répondre. Et puisque le marché mondial de la mobilité est voué à croître de 60 % d’ici à 2035, selon le Boston Consulting Group, les membres fondateurs s’intéressent de près à ces questions.

Le débat des technologies, avec la DSRC d’un côté et la 5G de l’autre ou encore l’énergie électrique face à l’hydrogène, implique que de grands groupes orientent les choix des industriels et des sociétés de service pour un futur mieux géré. L’avènement d’un nouveau parc automobile, avec une prévision de près de quatre millions de véhicules électriques en Europe en 2025, impose une certaine forme de révolution.

Par conséquent, il y a un réel besoin de structuration et de réflexion pour améliorer et optimiser les transports du monde de demain. La Software République veut y répondre par un travail de standardisation des systèmes et logiciels afin d’éviter les risques de failles techniques, d’incompatibilité et de cybercriminalité.

En contrepartie, les retombées économiques que peuvent générer ces efforts combinés visent à ajuster la place stratégique et économique d’acteurs européens et français, en particulier face à une compétition extrêmement forte venant de la Chine et de l’Amérique du Nord en particulier.

Une « Software République » déjà en marche ?

Dès septembre 2021, La Software République sera basée à Saint-Quentin-en-Yvelines, au Technocentre Renault. C’est au sein d’un espace de 12 000 m² baptisé Odyssée que des coopérations spécifiques déjà initiées seront définies.

D’une part, il s’agit d’y faire émerger des équipementiers technologiques pour la mobilité, en développant et commercialisant conjointement de nouvelles solutions technologiques. D’autre part, il s’agit de susciter le développement de start-ups innovantes en technologie pour la mobilité pour lesquelles un fonds d’investissement attitré est mis en place.

L’institut de recherche quant à lui se donnera les moyens de favoriser les échanges entre les industriels et le monde académique afin d’accélérer le processus de développement de nouveaux concepts en vue de leur industrialisation.

À titre d’exemple, Renault produira des véhicules avec des produits logiciels développés par Atos dans un cadre défini par la Software République. Cette démarche concrète vise de nombreux objectifs dont celui qui consiste à atteindre la baisse des émissions de carbone établi par un cahier des charges commun.

À ce propos, la mobilité ‘zéro émissions’ faisant partie de ce cahier a amené les partenaires de la Software République à concevoir une solution innovante, basée sur le service Plug&Charge. Ce système est voué à simplifier l’utilisation des bornes de recharge des véhicules électriques. Il permet l’identification automatique des véhicules et un système de paiement simplifié sans carte ou application.

L’aventure de l’alliance ne fait que commencer et les fonds d’investissement dédiés aux innovations de start-ups, à l’incubateur d’entreprises, ou encore à l’expérimentation pure promettent d’accélérer le développement des technologies de la mobilité électrique, connectée et autonome.

Photos : renaultgroup.com et pro.largus.fr

La Software République en marche!
Cinq entreprises françaises s’unissent pour lancer la Software République, un écosystème d’open innovation pour la mobilité.